Page précédenteLes ailes ne sont pas des appendices mais des extensions latérales du thorax. Elles comportent deux téguments soutenus par des nervures situées entre eux. Certaines nervures renferment un tube (trachée). Les nervures ont une disposition caractéristique ; certaines, longitudinales, sont reliées par d’autres, transversales. Selon leur situation, elles portent un nom particulier (voir dessin ci-dessous).
Structure des insectes, page 2
page suivanteAu stade adulte, la plupart des insectes ont une paire d’yeux composés (yeux à facettes) qui peuvent être très gros et qui sont formés par la juxtaposition d’un grand nombre d’éléments, les ommatidies (exemple : libellules). Ils donnent un ensemble d’images semblable à une mosaïque. Leurs dimensions dépendent généralement du genre de vie ; ainsi, les libellules et d’autres insectes qui chassent en vol ont des yeux volumineux. Les yeux composés ont une forme variable et peuvent être multicolores. Les insectes ont aussi deux ou trois yeux simples (ocelles), qui manquent souvent et qui, plus rarement, sont les seuls présents, par exemple chez les mâles de nombreux coccides (cochenilles, homoptères). Ils servent à percevoir les variations d’intensité de la lumière. Le plus souvent, les larves n’ont pas d’yeux composés mais leurs yeux simples ont une structure différente de ceux des imagos. Le thorax comprend trois parties, prothorax, mésothorax et métathorax, formées de plusieurs éléments dont le rôle varie selon qu’ils supportent les ailes ou les pattes. La face ventrale de chacun porte une paire de pattes ; les ailes sont fixées sur les côtés du méso- et u métathorax. Quand une paire d’ailes fait défaut, la seule qui reste est celle du mésothorax. Cependant, les ailes peuvent être atrophiées ou absentes. Le prothorax, toujours dépourvu d’ailes, présente souvent une formation particulière, par exemple une collerette. Chez les coléoptères et les punaises, sa partie supérieure (pronotum) ou corselet, très développée, a une coloration ou une forme particulière. Les pattes (voir dessin) comprennent normalement la hanche (coxa), le trochanter, le fémur, le tibia et le tarse (comprenant à l’origine cinqu articles et terminé par des griffes). Certaines parties peuvent être atrophiées ou absentes. Les pattes peuvent porter des appendices (épines, éperons) et leur forme varie beaucoup selon leur fonction. Le type le plus primitif est celui des pattes qui servent à sauter (sauterelles, criquets, cicadelles) : fémur et hanches sont très développés. Les pattes antérieures qui servent à fouir sont transformées en pelles, celles qui servent à capturer des proies ont des pointes (mantes). Celles des coléoptères aquatiques sont transformées en rames. Les pattes portent de nombreux organes olfactifs et auditifs. Elles peuvent servir à la production de sons en frottant l’une contre l’autre, contre les flancs ou les ailes. Ces émissions sonores ont une fonction sociale à l’intérieur de l’espèce. Les insectes différent des autres arthropodes par la possession d’ailes qui manquent seulement chez les espèces primitives et par atrophie au cours de l’évolution chez d’autres groupes. Le plus souvent, cette disparition est liée à une spécialisation comme par exemple chez les poux et les puces qui sont parasites, ou à un genre de vie particulier comme chez certains papillons. Dans ce cas, leur absence est compensée par d’autres adaptations. Il arrive que les ailes ne soient présentes que chez certaines génération (exemple : pucerons) ou chez certains stades du développement et de façon provisoire (femelles de fourmis et de termites). Les dimensions des ailes peuvent varier selon les conditions ambiantes (criquets migrateurs). Enfin les mâles et les femelles d’une même espèce peuvent différer par la forme des ailes et leur présence ou absence.
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La nervation (nombre et agencement des nervures) présente de nombreuses variations dans les différents groupes d’insectes. Elle a une grande importance pour l’identification. Le nombre des nervures longitudinales est souvent réduit alors que des nervures transversales supplémentaires délimitent des espaces appelés cellules dont le nom dérive de celui des nervures qui y aboutissent. Les ailes membraneuses de type primitif sont translucides, parfois colorées et pourvues de soies. On les trouve chez les hyménoptères, diptères, planipennes, odonates, éphéméroptères et d’autres encore. Chez les lépidoptères, la surface des ailes est recouverte d’écailles disposées comme des tuiles et dont la couleur et la disposition varient énormément. Ces écailles peuvent manquer. Chez les phryganes elles sont remplacées par des poils. Les diptères n’ont qu’une seule paire d’ailes membraneuses, la paire postérieure étant transformée en balancières (haltères) qui servent de stabilisateurs pendant le vol. les ailes postérieures manquent également chez d’autres insectes, par exemple de nombreux éphémères et coléoptères. Chez d’autres groupes, les ailes postérieures membraneuses sont recouvertes, au repos, par des ailes antérieures modifiées ayant une fonction protectrice. La structure des ailes normales peut être encore visible comme chez les orthoptères et les blattes ; dans ce cas on les appelle tegmina ; ou bien, la structure typique n’est plus visible comme chez les coléoptères et les perce-oreilles et on les appelle élytres. Un type intermédiaire existe chez les punaises où la moitié interne des ailes antérieures est épaissie, la moitié externe étant encore membraneuse, ce sont des hémélytres, d’où le nom d’hémiptères donné à l’ordre chez lequel ils existent.