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Enfin, mentionnons que chez les mâles des strepsiptères, la paire d’ailes antérieures est atrophiée. La surface des ailes (toutes petites) des thysanoptères est fortement accrue par une frange de longs poils fins. La forme des ailes et leur mobilité conditionnent les capacités voilières de l’insecte. Les insectes qui volent assez lentement ou qui planent ont généralement de larges ailes alorsq euc eux qui volent rapidement ont des ailes étroites et longues, comme chez les libellules dont les ailes antérieurs et postérieures battent séparément, ce qui leur permet de faire du vol sur place comme un hélicotpère. De nombreux diptères, hyménoptères et quelques papillons (sphinx) pratiquent aussi le vol stationnaire. Chez les insectes qui ont quatre ailes, les antérieurs et les postérieurs sont couplées de différentes façons de telle sorte qu’elles battent ensemble. En règle générale, les ailes postérieures sont plus petites que les antérieurs alors que chez les libellules où cette synchronisation n’existe pas, les quatre ailes ont des dimensions presque équivalentes. Les tout petits insectes aux ailes velues ou longuement frangées, tels les thysanoptères et certains papillons, battent les ailes lentement et d’autres comme les pucerons n’utilisent les leurs que pour se maintenir dans l’espace car ils sont entraînés par les courants aériens. Les capacités voilières ne sont pas toujours en relation directe avec la fréquence et la longueur des déplacements. Ainsi, les insectes qui volent bien franchissent rarement de grandes distances alors que des espèces peu douées pour le vol vont souvent très loin et profitent des courants d’air. Il en résulte que la répartition des espèces dépend généralement davantage de leur valence écologique, c’est-à-dire de leur aptitude à s’adapter aux conditions ambiantes, que de leurs facultés voilières. Au repos la position des ailes varie selon les espèces. Souvent, elles sont rabattues en arrière mais elles peuvent aussi être pliées comme un toit ou se recouvrir horizontalement (phryganes, certains papillons, cicadelles et beaucoup d’autres). De nombreux éphémères et les papillons de jour les redressent verticalement au-dessus du corps. Chez les espèces où les ailes antérieurs et postérieurs n’ont pas la même forme, ces dernières sont souvent cachées et repliées sous les autres de façon très compliquée. Leur pliage et leur déploiement sont plus ou moins rapides. Cela est particulièrement net chez les perce-oreilles et les coléoptères, notamment les staphylins. L’abdomen comprend une série de segments homologues qui forment un cylindre. Il est mou et recouvert par les élytres ou protégé par des plaques dorsales (tergites) et ventrales (sternites) chitinisées. C’est seulement chez les insectes primitifs que l’abdomen porte des appendices spéciaux. Ainsi, les collemboles ont un dispositif saltatoire (servant au saut), les éphémères ont deux ou trois filaments caractéristiques et les perce-oreilles possèdent des cerques en forme de pinces. Chez les libellules et les orthoptères, des appendices analogues servent à la copulation. Chez de nombreux insectes femelles les organes externes de la reproduction (genitalia) comprennent un ovipositeur, organe de ponte dont l’origine n’est pas toujours le même. L’ovipositeur (ou oviscapte) facilite la ponte dans la terre, les tissus végétaux ou le corps d’un autre animal (insectes parasites). Il est parfois très volumineux (par exemple chez les orthoptères) alors que chez les hyménoptères il a souvent l’aspect d’une tarière fine et longue. Il est très fréquemment caché à l’intérieur du corps et n’est sorti qu’au moment de la ponte (exemple chez de nombreux papillons). Chez les hyménoptères, l’ovipositeur des femelles peut être transformé en aiguillon associé à une glande à venin et dans ce cas c’est un organe défensif ou destiné à paralyser. L’extrémité de l’abdomen des femelles possède un ou deux orifices génitaux dont la disposition est caractéristique pour chaque groupe d’insectes. Les organes sexuels externes des mâles (genitalia) dérivent pour parti de pattes abdominales et servent généralement à maintenir la femelle pendant la copulation. Leur structure a une grande importance pour l’identification de nombreuses espèces mais cela suppose généralement un examen à l’aide d’un microscope (par exemple chez les papillons). En général, ils sont cachés dans le corps. Le système nerveux comprend, entre autres, une chaîne de ganglions situés du côté ventral et qui prend fin, dans la tête, par un cerveau résultant de la fusion de plusieurs d’entre eux. L’appareil circulatoire se compose d’un vaisseau sanguin situé dorsalement et qui comprend une partie pulsatile appelée cœur. Enfin, le tube digestif, plus ou moins long, se trouve au centre du corps et l’on y distingue un intestin antérieur (région buccale, œsophage, jabot), un intestin moyen (estomac) et un intestin postérieur. L’appareil respiratoire communique avec l’extérieur par des ouvertures appelées stigmates, visibles à la surface du corps. Il comprend des tubes (trachées) qui se ramifient dans les différents tissus. La disposition des stigmates a de l’importance pour la classification. Le fonctionnement des tracées diffère de celui des poumons et des branchies et son efficacité est moindre. Chez les insectes qui volent bien, les trachées communiquent avec des poches appelées sacs aériens. Le corps des insectes est recouvert par une cuticule qui, par endroits, s’épaissit en sclérites rigides. La cuticule protège le corps, lui donne sa forme et sert de squelette externe (exosquelette), sur lequel s’insère la musculature. Les mouvements sont possibles grâce à des membranes souples situées à la jonction des différents segments. La partie la plus profonde de la cuticule se compose essentiellement de chitine, polysaccharide analogue à la cellulose par sa composition. La couche externe de la cuticule contient de la sclérotine, substance cornée. La cuticule peut être très épaisse et résistante ou très fine. Au cours de l’évolution sa forme et sa fonction ont varié à l’infini. Outre sa fonction protectrice la cuticule sert de support aux pigments et structures responsables des couleurs, qui ont une grande importance dans la vie des insectes. Les couleurs servent de signaux sociaux, peuvent avoir une action répulsive vis-à-vis des prédateurs ou camouflent l’insecte. Elles sont dues à des pigments déposés dans la partie superficielle de la cuticule ou au-dessous, ou bien a des phénomènes physique (interférences) qui produisent les tonalités irrisées. En dehors d’expansions simples comme les épines, la cuticule des insectes porte aussi des poils, soies, écailles et de petits organes sensoriels (sensilles). Ceux-ci ont l’aspect de poils, papilles ou fossettes ; leur fonction est tactile, olfactive, auditive ou gustative. Ils peuvent être répartis sur le corps tout entier, même sur les pattes. La surface de la cuticule est recouverte d’une couche cireuse qui assur l’imperméabilité et limite les pertes en eau. La cuticule des insectes a l’inconvénient d’être rigie : une fois formée, elle n’est pas extensible et l’insecte ne peut la remplacer qu’à l’issue d’une mue (exdysis). Celle-ci lui permet de grandir ou de renouveler son tégument usé.