Page précédente SuiteLe parasitisme est une mode de vie fréquent qui se présente sous différentes formes chez les insectes. Certains types larvaires caractérisent les espèces parasites. Des hôtes vivants constituent la source de nourriture exploitée soit de l’extérieur par les ectoparasites (puces, poux) soit de l’intérieur par les endoparasites (ichneumons, nombreuses mouches). Dans ce dernier cas, l’hôte meurt quand la larve parasite achève son développement (il y a des exceptions). Le parasitisme se complique quand il concerne seulement certains stades larvaires ou quand un parasite ne peut vivre qu’aux dépens d’un autre parasite (parasite secondaire ou tertiaire, notamment chez les ichneumonides). Les parasites jouent un rôle capital dans la nature, et l’homme a mis à profit leur efficacité en élevant certaines espèces en les lâchant dans la nature pour lutter contre des insectes déprédateurs (lutte biologique). L’activité des ichneumonides est renfornée par le phénomène de la polyembryonie : un seul œuf donne naissance à un grand nombre d’individus qui sont tous du même sexe. L’œuf est généralement très petit, mais il atteint plusieurs millimètres chez certaines espèces. En général, les petits œufs sont pondus en grand nombre, parfois plusieurs milliers si les larves ne bénéficient d’aucune protection ou que leur développement est très complexe. Par contre, les espèces moins exposées aux dangers produisent un petit nombre de gros œufs surtout si ceux-ci reçoivent des soins particuliers. Très variables, la forme et la couleur des œufs les protègent souvent dans leur environnement. Beaucoup sont globuleux ou allongés ; ceux des insectes aquatiques peuvent avoir des flotteurs. Chez les chysopes, les œufs sont fixés par un pédoncule. Pondus isolément ou en masse, les œufs sont collés sur le substrat ou enfoncés dedans à l’aide de l’ovipositeur. C’est ce qui se passe chez les libellules, les criquets, les hyménoptères parasites. Certains sont dispersés pendant que l’insecte vole. La ponte peut être recouverte de poils ou enfermée dans un étui (oothèque) comme chez les blattes et les mantes. Chez les insectes sociaux (termites, hyménoptères) ils sont soignés attentivement. Le plus souvent, les œufs sont pondus sur la nourriture que mangeront les larves ou à proximité, mais ils peuvent aussi être déposés sous des pierres, dans une fente d’écorce ou d’autres abris et cela est fréquent quand ils doivent passer l’hiver. Le développement de l’embryon jusqu’à l’éclosion de la larve a une durée très variable, allant de quelques jours à plusieurs mois (dans ce dernier cas il s’agit d’espèces qui pondent en automne et dont les œufs passent l’hiver en diapause). La larve sort par un trou qu’elle pratique dans la paroi de l’œuf (chorion). La surface de l’œuf est souvent ornée de sculptures fines et complexes, différentes selon l’espèce.
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