Suitedéveloppement, page 3
Le stade larvaire est celui au cours duquel l’insecte grandit. Toute l’organisation de la larve tend à faciliter les fonctions de nutrition. La croissance a lieu à l’occasion des mues dont le nombre varie fortement. Il y en a souvent trois à cinq mais parfois beaucoup plus selon l’espèce ou selon le régime. La durée du développement est donc très variable et va de quelques semaines à plusieurs années. Un ou plusieurs hivernages allongent le développement (papillons), ou bien c’est la faible valeur nutritive des aliments qui explique sa lenteur, la larve ayant besoin de beaucoup de temps pour accumuler suffisamment d’éléments nutritifs (cas de nombreux coléoptères cylophages). A chaque mue, les larves des espèces hémimétaboles ressemblent de plus en plus aux imagos. Leurs fourreaux alaires s’allongent ainsi que les ébauches des organes externes de la reproduction (genitalia). Leur appareil buccal semblable montre qu’elles ont le même régime. Les insectes aquatiques font exception car leurs larves possèdent des organes qui leur sont propres, par exemple un système de branchies trachéennes pour respire, un masque (chez les libellules) etc. Ces structures disparaissent avant l’éclosion de l’imago et sont remplacées par d’autres. Les larves des holométaboles ont une morphologie très différente de celle des imagos car leur biologie est particulière. Très souvent leur régime et leur habita n’ont rien à voir avec ceux des imagos, bien que les organes imaginaux, invisibles extérieurement, se forment peu à peu dans leur organisme et ne deviennent fonctionnels qu’au stade nymphal. Il s’agit en particulier des fourreaux alaires. En général, les larves des insectes ont une forme caractéristique, c’est pourquoi on peut assez facilement dire à quel ordre elles appartiennent. D’après leur structure, on distingue les principaux types suivant : - Larves protocoles. L’abdomen est peu ou pas segmenté. Ce sont des larves parasites, assez rares, existant chez certains hyménoptères ; - Larves oligopodes. Elles ont trois paires de pattes thoraciques mais aucune sur l’abdomen. Elles sont fréquentes chez les coléoptères. On en a différencié trois sortes. * Les larves campodiéformes, dont l’abdomen prend fin par deux pièces appelée urogomhes. * Les larves mélohonthiformes, épaisses, arquées, aux pattes thoraciques bien développées. * Les larves des élatéridés, cylindriques, au tégument dur. - Larves polypodes. Outre les pattes thoraciques, elles possèdent des pattes abdominales simples en nombre variable. On les qualifie aussi d’éruciformes. Ce sont par exemple les chenilles des lépidoptères et les larves très semblables des hyménoptères symphytes qui ont davantage de pattes abdominales. - Larve apodes. Dépourvues de pattes, elles ressemblent à des asticots. Chez elles, la tête est plus ou moins atrophiée et les pièces buccales sont absentes ou présentes. On les trouve chez les diptères, les hyménoptères, quelques coléoptères et lépidoptères. Ayant atteint sa taille définitive, la larve se prépare à la nymphose et, à cet effet, cherche un emplacement favorable où elle édifie souvent un abri (cocon) destiné à la nymphe et préparé avec une sécrétion (soie) ou des matériaux pris au voisinage (sable, fragments végétaux) ; il s’agit parfois d’un trou creusé dans le substrat. Il en existe de très nombreux types caractéristiques.
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