Les papillons, page 2
Les ailes sont de première importance pour l’identification des papillons et, pour faciliter la description de l’ornementation, leur surface a été conventionnellement divisée en régions distinctes (fois Fig. 2 et 3 ci-contre). La notation et la terminologie des nervures est standard. Bien que la délimitation des aires alaires adjacentes soit parfois arbitraire, la confusion n’est pas possible : ainsi qu’une rangée de points soit mentionnée comme « potdiscale » ou « submarginale » n’a pas de conséquences s’il n’y a pas d’autres dessins dans la région concernée. La notation utilisée pour les nervures et les espaces internervuraux est explicite, elle permet de s’adapter à de légères différences de nervation entre familles sans devoir altérer le système de notation. Ainsi, quand une ou plusieurs nervures partant en ramification de la subcostale de l’aile antérieure (n7, n8, n9) manquent, l’espace situé au-dessus de la n6 est toujours nommé espace 6. Dans le cas des Papillionidae, ou n1 manque à l’aile postérieure, n1b devient n1, et les espaces du dessus et du dessous n1 deviennent s1a et s1. Une (ou davantage) des trois nervures discoïdales de l’aile postérieure peuvent manquer, la cellule est alors dite « ouverte ». Chez un papillon de collection, les détails les plus fins de la nervation sont rendus plus perceptibles en humectant l’aile avec de l’alcool absolu : l’aile est momentanément translucide sans que l’écaillure soit altérée (bien aérer la pièce car ce produit est inflammable).
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Le cycle biologique des papillons. Œuf, chenille, chrysalide et imago (adulte) sont les quatre stades distincts du cycle biologique. Ce remarquable processus de transformation constitue les métamorphoses. L’œuf est d’ordinaire pondu sur la plante sur laquelle la chenille se développera ensuite. Sa forme et son aspect varient beaucoup, il peut être lagéniforme, discoïde, sphérique, en dôme, selon la famille à laquelle il appartient. Le stade de l’œuf dure quelques jours, quelques semaines, plusieurs mois si l’hivernage a lieu à ce stade. Le développement de la chenille passe par des stades larvaires liés aux mues nécessaires à la croissance. La majorité des espèces européennes hivernent à ce stade Selon les familles, la forme de la larve, sa couleur et son ornementation, ainsi qu’une vaste gamme d’éthologie, correspondent à des stratégies de survie distinctes : on constate une adaptation semblable chez la chrysalide, stade d’hivernage de nombreuses espèces.